Rolland et Pacher, le duo explosif et offensif

 

Rolland et Pacher, le duo explosif et offensif

Au lendemain de la deuxième journée de repos, le peloton du Tour de France s’attaquait au premier morceau des Alpes. Les Men in Glaz se présentaient motivés, notamment la doublette Quentin Pacher - Pierre Rolland, présente dans nombre d’échappés quand la route se cabre. Ce fut de nouveau le cas aujourd’hui lors de la 16e étape.

Dès le départ de La-Tour-du-Pin, Quentin Pacher est l’un des premiers coureurs à tenter sa chance. Un temps seul, le puncheur Glaz est repris par un groupe conséquent d’une quarantaine de coureurs. Mais cette échappée est trop importante pour prendre le large. La course repart de plus belle et ils sont quinze à prendre le large, dont… Quentin Pacher. Le Toulousain est intenable et omniprésent.

 

Derrière l’échappée, un homme sort seul en contre avec une minute de retard : Pierre Rolland. L’Orléanais est rapidement accompagné par Tiesj Benoot et Casper Pedersen. Le trio parvient à opérer la jonction, ce qui permet au B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM de compter deux coureurs à l’avant. Au sommet du Col de Porte puis de la Côte de Revel, Pierre Rolland engrange le maximum de points et compte 36 points au Classement de la Montagne. Il est ex-aequo avec l’actuel leader, Benoit Cosnefroy.

Le panache de Papach

Au pied de la plus grosse difficulté du jour, la Montée de Saint-Nizier-du-Moucherotte (1e catégorie), Quentin Pacher attaque en tête de l’échappée. «Papach» s’isole et anticipe la bagarre des favoris. Richard Carapaz, vainqueur sortant du Giro, dynamite le groupe. Il est accompagné de Kämna, Reichenbach et Alaphilippe. Ce quatuor reprend Quentin à cinq kilomètres du sommet mais les accélérations de l’Equatorien sont fatales à l’offensif Glaz. Cinquième à la bascule, le vaillant Pacher se bat mais voit un contre revenir. Il terminera l’étape neuvième, à bout de force. Avec lui à l’avant, Pierre Rolland franchit la ligne 13e. Co-leader du classement de la montagne, Pierre ne portera pas le maillot à pois pour un point de règlement. Mais avant Paris, de gros points sont encore à distribuer. Bryan Coquard et sa garde rapprochée ont passé une bonne journée, terminant dans le Gruppetto entre les Sagan, Bennett et autres… Bernal, vainqueur du Tour de France 2019.


Demain, ce qui s’apparente à la plus belle étape du Tour de France. Deux ascensions seulement mais parmi les plus prestigieuses : La Madeleine puis le Col de la Loze. Toutes deux Hors Catégorie, elles attribueront 20 et 40 points au coureur qui passera en tête. Une étape décisive dans la course aux pois.

 

 

L'instant Glaz

Quentin Pacher : «J'étais ultra-motivé ce matin pour faire une belle étape. Il y avait de très bons grimpeurs dans l'échappée. Je voulais arriver dans le dernier col avec un peu d'avance pour essayer de suivre au sommet. C'est presque ce qu'il s'est passé. Il ne me manque que quelques kilomètres pour basculer. On a essayé de se relayer avec Julian Alaphilippe pour revenir sur les trois de devant mais on était vidé.

Avec Pierre Rolland, nous sommes des attaquants. On a tout donné, on tombe sur des mecs plus forts que nous. Quand j'attaque, je me dis que je peux servir de relais pour Pierre car il est meilleur grimpeur que moi sur ces ascensions. C'est pas en attendant que les leaders s'attaquent que je pouvais suivre donc j'ai anticipé.»

Pierre Rolland : «Quand on voit la difficulté de l'étape ou celle du Puy Mary, il y a peu de points distribués. 23 aujourd'hui. Il ne faut pas rêver, les 40 points de la Loze iront sans doute à un favori. Roglic ou Pogacar devraient avoir les Pois à Paris. Il faut faire avec le barème. Il y a 20 points à prendre à La Madeleine (ce mercredi) puis beaucoup de points jeudi mais ce sera très difficile de le ramener à Paris.

L'étau se resserre pour gagner une étape. J'ai accusé le coup aujourd'hui après 100 kilomètres. Je me suis senti comme vidé. Je vais essayer de me retaper ce soir pour repartir à l'attaque dans les prochains jours. Les cuisiniers me font un bon plat de pâtes pour ce soir et on va essayer de remettre ça demain ! Je n'aime pas subir et quand tu es dans le peloton, tu attends ton heure d'exploser. C'est pour ça que je ne veux plus faire le Général. J'ai envie d'aller de l'avant, de tenter des choses. Le public me donne beaucoup. Les gens sont chaleureux avec moi et ça me fait aller de l'avant.» 

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