Première étape du Tour de France humide et mouvementée

 

Sous la pluie, les Men in Glaz animent la première étape du Tour de France 

Fin août à Nice, vous imaginiez peut-être le Tour de France s’élancer sous un franc soleil, par une chaude journée azuréenne. Effacez tout, faites tomber des seaux d’eau durant de longues minutes et voilà des routes transformées en patinoire. Un temps neutralisée par les coureurs, la première étape du Tour de France a vu Cyril Gautier se porter à l'avant dans l’échappée du jour et Bryan Coquard prendre la 8e place d'un sprint nerveux.

 

À peine le drapeau baissé par Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, les premières attaques fusent et on y retrouve immédiatement Cyril Gautier. Le lutin costarmoricain accompagne Fabien Grellier et Michael Schär. Le trio compte jusqu’à trois minutes d’avance sur un peloton vigilant qui doit faire face à de terribles averses. Les chutes se multiplient à l'arrière mais les Men in Glaz sont globalement épargnés. Pierre Rolland et Maxime Chevalier ont glissé sans gravité. Quentin Pacher, lui, a été retardé par une chute sans être impliqué...

 

Cyril Gautier à la conquête des pois

 

En tête, les trois échappés se disputent les points de la montagne au sommet de la Côte de Rimiez (3e catégorie) pour attribuer le premier maillot à pois de l’épreuve. Deuxième lors du premier passage, Cyril Gautier empoche un point et compte bien se battre pour offrir au B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM un maillot distinctif. L’expérimenté breton attaque au pied de la seconde ascension de la difficulté mais il est devancé par Michael Schär sur la ligne. Les trois fuyards sont alors à égalité avec deux points mais Cyril Gautier ne portera pas les pois rouges, étant passé deux fois deuxième au sommet. Ce n’est que partie remise pour l’homme de Trégueux, animateur dès les premiers kilomètres.

 

Sous une pluie battante, Cyril Gautier est repris par un peloton groupé qui décide de neutraliser l’étape. Les coureurs prennent alors un rythme mesuré pour éviter les risques inutiles sur une route très glissante qui n’avait pas vu la pluie depuis longtemps. Cette temporisation permet aux coureurs victimes de chute et à certains sprinteurs distancés de revenir au sein du peloton. Bryan Coquard, lui, n’a jamais été mis en difficulté dans les différentes ascensions du jour.

 

À 15 kilomètres de l’arrivée, le peloton reprend son rythme effréné, en direction de La Promenade des Anglais à Nice. Les sprinteurs se battent pour figurer en tête du peloton. Bryan Coquard se glisse dans la roue de Peter Sagan et retrouve ses équipiers Jens Debusschere, Kévin Reza et Cyril Barth à cinq kilomètres du but. Mais l’emballage final est chaotique, nerveux, stressant. Une nouvelle chute sous la banderole des trois kilomètres scinde le peloton en deux. Bryan Coquard est passé et pourra disputer le sprint. Calé dans la roue de Sam Bennett, favori du jour, Bryan Coquard se déporte sur la gauche de la route. C’est malheureusement à droite que la vague victorieuse se détache. Alexander Kristoff s’impose et devient le premier maillot jaune de cette édition 2020 du Tour de France. Bryan Coquard est huitième sur la ligne.

 

L'instant Glaz

Bryan Coquard : «C'était une drôle de première journée. La route était super glissante. C'était un peu la folie, ça tombait de partout. Je n'ai pas été gêné, je n'ai pas chuté mais c'était dangereux. Le peloton a décidé de faire les descentes tranquillement pour prendre le moins de risque possible.

Ma condition est bonne sur cette première journée. J'étais bien placé, je ne reculais pas dans les bosses même si ça montait vite à plusieurs fois. Je suis content physiquement. Après sur ce premier sprint, j'ai manqué d'un peu de vista. J'étais peut-être placé devant un peu trop tôt. Avec Bennett et Sagan nous étions devant ensemble à 350 mètres et ça s'est un peu arrêté. La vague arrive à droite de l'arrière avec plus de vitesse et sur un tel sprint ça ne pardonne pas pour jouer la gagne.

Les sprints sont décousus, avec moins de main d'oeuvre dans le final pour emmener leurs sprinteurs. Ce n'était que la première étape et il y aura des ouvertures lors des prochains jours. On sait que Kristoff est fort sur des journées comme ça. C'est un solide, un dur au mal. Bravo à lui.»

Cyril Gautier : «On était mieux dans l'échappée que dans le peloton avec cette descente humide et glissante. On a fait attention mais on s’est quand même fait peur devant à plusieurs reprises. La décision de certains coureurs de neutraliser durant quelques kilomètres la course était pour le bien-être de tous. Le classement général aura le temps de se décanter d’ici Paris. 

C’est mon huitième tour et il y a toujours de la nervosité et des chutes sur la première étape. L’arrêt des compétitions n’a pas changé grand chose à cela.» 

Jimmy Engoulvent (Directeur Sportif) : «Après notre reconnaissance de cette étape en juin, on s'était dit qu'en cas de pluie, ce serait un carnage. Ça n'a pas manqué. Il y a eu énormément de chutes. Nos coureurs ont fait deux ou trois glissades mais globalement, on s'en sort pas mal. 

Cyril Gautier a fait une belle échappée durant 100 kilomètres. Dans le sprint, Bryan Coquard est dans le match. C'est une journée plutôt satisfaisante même si on attend toujours mieux au niveau du résultat. C'était un sprint tout plat qui ne convient pas forcément très bien à Bryan. L'étape était courte, 156 kilomètres, et a été en partie neutralisée. On aurait presque préféré que ça bagarre plus dans les bosses mais c'est la course, c'est comme ça. On aura d'autres occasions de faire mieux sur ce Tour de France.»

Photos - Franz-Renan Joly / B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM

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