Pierre Rolland cinquième au sommet du Puy Mary

 

Pierre Rolland cinquième au sommet du Puy Mary

Au cours de l’une des étapes les plus exigeantes du Tour de France 2020, Pierre Rolland a su tirer son épingle du jeu. Déjà très en vue la veille vers Sarran, le leader du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM confirme son état de forme étincelant mais ne désire qu’une chose : gagner sur le Tour !

 

Comme attendu, le départ de l’étape est extrêmement rapide. Les coureurs veulent faire partie de l’échappée car les chances de voir l’un des fuyards s’imposer au Pas de Peyrol sont grandes. Ils sont cinq à fausser compagnie au peloton au passage de Clermont-Ferrand : Julian Alaphilippe, Remi Cavagna, Dan Martin, Marc Soler et Simon Geschke.

 



Derrière eux, les attaques se succèdent en tête de peloton. Pierre Rolland est très actif et parvient à se glisser dans une contre-attaque de 15 coureurs qui parviendra à opérer la jonction. Après une longue bataille avec le peloton, les courageux ont remporté le premier bras de fer de la journée. L’écart grimpe rapidement à cinq, sept puis neuf minutes. À l’avant, Pierre Rolland est le mieux classé du groupe, occupant la 20e place du général à 19 minutes de Primoz Roglic.



 

Pierre Rolland tourne autour de la victoire

 

L’Orléanais marque deux points au sommet du Col de Guéry, de la Montée de la Stèle et à la Côte de l’Estiade, ses premiers au Classement de la Montagne. Dans les 50 derniers kilomètres, Neilson Powless accélère au sein du groupe de tête et s’isole dans la Côte de l’Estiade. L’Américain est rejoint par Maximilian Schachmann qui le contre ! Le tenant du titre de Paris-Nice passe au sommet du Col de Néronne en tête alors que Pierre Rolland continue de s’accrocher parmi les meilleurs en contre.

 

Au sommet du Col de Néronne, Schachmann compte une trentaine de seconde d’avance sur son équipier Lennard Kämna et Daniel Martinez. Pierre Rolland accompagne Marc Soler à une minute de la tête de course. Mais la partie finale menant au Puy Mary est terrible et peut encore faire basculer la course. Schachmann est d’ailleurs repris par le duo de contre. Au sprint, dans des pentes à plus de 10%, Daniel Martinez s’impose devant Lennard Kämna et Maximilian Schachmann. Au bout de l’effort, Pierre Rolland termine cinquième, au lendemain de sa deuxième place. Quel tempérament pour le leader des Men in Glaz qui se verrait bien remporter une étape avant Paris, la première de l’histoire du club.

 

Demain, la 14e étape reliera Clermont-Ferrand à Lyon. 194 kilomètres au programme avec le Col du Béal (2e catégorie) en cours de route qui ne devrait pas plaire aux sprinteurs. Est-ce que Bryan Coquard pourra franchir la difficulté avec les meilleurs pour jouer la gagne à Lyon ? Deux côtes de quatrième catégorie placées dans les dix derniers kilomètres pourraient pimenter le final.

 

 

L'instant Glaz

Pierre Rolland : «Ça a été une grosse bataille pour prendre l'échappée. Les Jumbo-Visma contrôlaient costaud ! J'y suis allé avec un bon temps de retard. Il fallait revenir sur les cinq de devant. On y a laissé pas mal d'énergie. C'est peut-être ce qu'il me manque pour accompagner Martinez à Neronne.

Cette étape me tenait à coeur même si les montées courtes et pentues ne sont peut-être pas celles qui me conviennent le mieux. J'avais en tête de faire quelque chose de bien ici mais des étapes avec des pentes plus longues et régulières arrivent. Ça me correspond davantage. J'ai pris du plaisir aujourd'hui.

J'ai fait une belle approche du Tour avec un programme équilibré. L'équipe a de bons résultats mais il ne manque que la victoire. On peut jouer sur plusieurs tableaux avec Bryan et nos puncheurs. Je vais peut-être me reposer quelques jours avant de repartir !»

Didier Rous : «C'était une longue journée partie sur les chapeaux de roue. Dans ce genre d'étape, les costauds se retrouvent devant. On voulait mettre Pierre dans le bon coup mais Daniel Martinez était très fort. Il l'a montré dès le début de la journée. Pierre prend la cinquième place. On est là, acteur, encore là mais il y a un gros niveau.

L'essentiel est de se battre, de ne pas avoir de regret et je pense que c'est le cas aujourd'hui. Pierre m'a dit qu'il était bien aujourd'hui. Hier, il était devant. Aujourd'hui, encore. C'est encourageant pour la suite. Je pense qu'on peut croire à une victoire d'étape. Tous les coureurs y croient, participent. Je retiens l'état d'esprit collectif.»
Bryan Coquard : «Y a une bonne et une mauvaise nouvelle. Je n’ai plus mal au dos mais j'ai toujours mal au genou et ça ne va pas vraiment en s'arrangeant. L'encadrement s'occupe au mieux de moi mais les journées difficiles ne sont pas pour m'aider.

L'étape de Lyon est cochée mais avec mon état actuel... Peut-être que je vais essayer, que je me ferai mentir. J'arrive à pédaler, j'arrive à forcer mais à un moment, la douleur me stoppe. Le mental est là. Les copains font un super Tour, ça donne le moral ! J'ai le sourire, je raconte toujours des blagues dans le bus mais physiquement, je souffre.
»

 

Photo 1 - Agence Zoom

Nos partenaires

Vous êtes dirigeant d’entreprise et souhaitez basculer du côté glaz de la Force ? Contactez-nous sans plus attendre : tdesmasures@pce.bike / 06.32.45.28.84