Pacher échappé, Rolland à l’attaque : les Men In Glaz se dévoilent

 

Pacher échappé, Rolland à l’attaque : les Men In Glaz se dévoilent

Le Tour de France offrait aux grimpeurs une première arrivée au sommet pour sa quatrième étape seulement. Orcières-Merlette, station juchée à 1825 mètres d’altitude s’attendait à voir les favoris s’expliquer et ce malgré les efforts successifs de Quentin Pacher et Pierre Rolland pour nous offrir un tout autre dénouement. Résumé.

 

Au lendemain d’un sprint massif très disputé à Sisteron, le Tour de France s’élance de la même commune des Alpes-de-Hautes-Provence pour 160 kilomètres. Dès le Kilomètre 0, l’échappée se forme. Ils sont cinq à l’avant mais un sixième courageux comble rapidement l’écart. Celui-ci est Glaz et roux. Quentin Pacher accroche le bon wagon en compagnie de Mathieu Burgaudeau, Alexis Vuillermoz, Tiesj Benoot et des équipiers Krists Neilands et Nils Politt.

Le peloton ne souhaite pas laisser trop de liberté aux fuyards. L’écart oscille avec les quatre minutes mais se stabilise rapidement autour des trois minutes. On l’a bien compris, les leaders veulent se jouer la victoire d’étape. Raison de plus pour que Quentin Pacher se fasse plaisir à l’avant. Il engrange six points au Classement de la Montagne ce qui lui permet d’être cinquième de ce classement au soir de l’étape.

 

«Papach» va bien et les six échappés ne sont plus que cinq suite à la chute de Tiesj Benoot puis trois à l’amorce des 20 derniers kilomètres. Mais Krists Neilands décide de terminer l’aventure en solitaire. Quentin Pacher est repris à 9 kilomètres de la ligne d’arrivée par le peloton, croisant rapidement ses équipiers Cyril Gautier et Pierre Rolland, bien placés à l’avant. On va désormais assister à une montée finale entre les costauds.

 

On l'attendait, elle est venue... L'Attaque de Pierre Rolland !

 

Le rythme est rapide mais Pierre Rolland se sent fort. L’Orléanais, double vainqueur d’étape sur le Tour de France, se dresse sur les pédales à cinq kilomètres du but et enflamme la toile. Mais l’aventure du leader en montagne du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM est condamnée par les équipiers des leaders. Wout van Aert emmène le peloton a un rythme dingue dans l’ascension finale et écrème ce qu’il reste du groupe. Repris, Pierre s’accroche jusqu’à la flamme rouge où il cède. 29e de l’étape, il pointe à 57 secondes de Primoz Roglic, lauréat du jour. Mais la route jusqu’à Paris est encore longue et Pierre a montré aujourd’hui que la forme et l’envie étaient là. 



 

Demain, mercredi, nouveau changement de braquet. Les grimpeurs se préserveront et laisseront les sprinteurs se battre pour un nouveau succès de prestige. Huitième puis neuvième, Bryan Coquard voudra faire mieux. L’ensemble du club sera tourné autour de la performance du Coq. Départ de Gap à 13h10. L’arrivée se tiendra à Privas, au terme d’une étape de 183 kilomètres, vers 17h30.

 

 

L'instant Glaz

Quentin Pacher : «On est parti avec un bon vent de face. Je voulais être devant s'il y avait des bons coureurs. Quand j'ai vu Politt et Benoot, j'ai trouvé ça intéressant alors j'ai fait le jump. Nous n'étions que six à l'avant. On ne s'est pas toujours bien entendu. J'ai tenté de poursuivre mon effort jusqu'au plus près de l'arrivée. Ça a tenu jusqu'à dix kilomètres du but.

On a un sentiment différent d'être dans l'échappée après avoir été un peu noyé dans le peloton depuis le départ. C'est vraiment un plaisir d'être acteur sur la plus belle course du monde.

Les points de la montagne ne sont pas négligeables. C'est intéressant de les prendre et ils peuvent devenir importants pour la suite de la course si je reprends une autre échappée. Le Tour est montagneux, beaucoup de points seront distribués, alors c'était l'occasion d'en engranger quelques uns.»

Didier Rous : «Quentin Pacher s'est échappé aujourd'hui dans un groupe de six. On pensait que le groupe serait un peu plus conséquent, autour de huit ou dix coureurs mais c'est une belle journée pour Quentin à l'avant. Il s'est battu jusqu'au bout, lorsqu'ils n'étaient plus que trois à l'avant.

Dans la montée finale, Pierre Rolland a attaqué d’un peu loin mais ça devait le démanger un petit peu depuis le temps qu’il attend ça sur le Tour de France. Je pense qu'il a les moyens de suivre le groupe des faovris s’il n’attaque pas mais quand Wout van Aert a accéléré, l’ensemble du peloton était au rupteur. Ce n’était que la première arrivée au sommet. Le reste du Tour sera difficile. On tient notre rang sur ce Tour de France, on n’a pas à rougir.»

 

Photo 1 - ASO x Pauline Ballet

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