Le Tour s’emballe avant le repos, Pierre Rolland 21e du général

 

Le Tour s’emballe avant le repos, Pierre Rolland 21e du général

Pour sa dernière étape avant la journée de repos, le Tour de France a vécu une nouvelle grande journée de vélo. Entre Pau et Laruns, les cols de Hourcère et de Marie Blanque ont tenu toutes leurs promesses.

 

Durant plus d’une heure, aucun coureur ne parvient à s’échapper. Le compteur affiche 48 kilomètres parcourus. Les Men in Glaz ont successivement attaqué. Le régional de l’étape Cyril Barthe, Cyril Gautier mais aussi Bryan Coquard et même Pierre Rolland se sont mis en évidence. En vain. 



 

Le peloton arrive très étiré au pied du Col de Hourcère, classé en première catégorie. Certains grimpeurs tentent leur chance, Pierre Rolland accompagne un groupe en compagnie de Warren Barguil et Thibaut Pinot mais l’Orléanais est repris.

 

À l’avant, Marc Hirschi occupe seul la tête de la course avec plus de 4 minutes d’avance sur le peloton.

 Avant l’ascension de Marie Blanque, Pierre Rolland et Quentin Pacher sont distancés par le peloton principal. À leur rythme, les deux coureurs du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM gravissent la difficulté de première catégorie avant de plonger vers Laruns où Tadej Pogacar enlève l’étape au nez de Marc Hirschi.

 

Repos bien mérité avant de remettre ça

 

Le peloton a bien mérité sa journée de repos, lundi, en Charente. Quelques heures pour souffler, récupérer et s’aérer un peu l’esprit avant de replonger de plus belle dans la folle épopée du Tour de France. Avec 5 places dans le Top 10 - dont un podium - depuis le départ de Nice, les hommes de Jérôme Pineau ont répondu présent. Encore 12 étapes pour décrocher la victoire tant espérée. Rendez-vous dès mardi pour une journée inédite entre les îles d’Oléron et de Ré. Plate comme la main, l’étape pourrait être secouée par le vent. À ne pas louper !

 

 

L'instant Glaz

Pierre Rolland : «J'ai essayé de me glisser dans une échappée dans la première montée. On était un joli groupe mais Jumbo-Visma a fait un gros tempo pour revenir et ils m'ont fait comprendre que j'étais trop près au général. 

Ensuite, j'ai subi le reste de l'étape avant de finir assez loin mais ce n'est pas plus mal. La position dans laquelle j'étais n'était pas des plus confortables. Trop loin mais trop près à la fois. Maintenant, avec un quart d'heure au général, j'ai un peu plus de marge. Repos demain puis deux étapes pour Bryan Coquard, le Massif Central et la troisième semaine arrivera vite avec les grandes ascensions.»
Quentin Pacher : «En début de semaine, les gens disaient qu'ils s'ennuyaient, aujourd'hui c'était encore une journée de folie. Il n'y a pas eu d'échappée avant le Col d'Hourcère, qui était un joli morceau. Je savais qu'on partait pour une sacrée journée quand j'ai vu que personne n'avais pris du champ avant la première ascension du jour.

Quand tous les coureurs savent que le lendemain c'est repos et que l'on peut se refaire la cerise, ils mettent tout ce qu'ils ont dans l'étape sans penser au lendemain. Ça joue forcément sur les tactiques de certaines équipes. Après les neuf premières étapes, il y a quand même de la fatigue qui s'installe et il reste deux belles semaines jusqu'à Paris.»

 

Bryan Coquard : «Ça a été une journée à fond tout le temps. On a un gros transfert pour rejoindre la Côte Atlantique et le repos sera le bienvenu.

Le maillot vert est dans un coin de ma tête : je suis repassé quatrième de ce classement, à une trentaine de points de Peter Sagan. J'ai tenté de me glisser dans les échappées en début de course pour essayer d'avoir un coup d'avance et pourquoi pas basculer pour le sprint intermédiaire mais ça ne l'a pas fait. 

Il y a deux belles occasions avec l'Île de Ré puis Poitiers mais avant ça il faudra déjà bien récupérer. Ça risque d'être une grosse étape mardi avec du vent toute la journée.»
Didier Rous : «Tout était propice aujourd'hui à ce départ rapide. Veille de repos, petites routes, une belle étape à aller gagner. Ça fait partie du Tour de France. On est rassurant dans notre communication aux coureurs, on leur donne des indications pour éviter les efforts inutiles. Plein de petites choses pour les aider au mieux. Aujourd'hui, les coursiers n'ont pas trop parlé ! (rires). Mais on les entendait s'encourager à la radio.

 

Quelque part la nouvelle situation de Pierre Rolland au général est positive pour nous. Mieux vaut gagner une étape que faire 15e du général. On est désormais en position de se glisser dans les coups avec Pierre. Il y a encore de quoi faire d'ici Paris et pourquoi pas se repositionner au général en allant chercher une étape.»

 

Photo 2 - James Startt x Agence Zoom

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