Le Coq, 3e du GP de L’Escaut, conclut une belle journée Glaz

 

Le Coq, 3e du GP de L’Escaut, conclut une belle journée Glaz 

Alors que la saison 2020 touche à sa fin, les Men in Glaz ont montré une sacrée détermination ce mercredi sur les routes du nord-est de la Belgique, non loin d’Anvers. Sur un circuit intégralement plat et à quelques jours du Tour des Flandres, dernière grande classique d’une année ô combien particulière, le GP de l’Escaut offrait aux sprinteurs une ultime occasion de s’expliquer entre spécialistes des derniers hectomètres.
 
Sur un parcours modifié par les restrictions imposées par le Covid-19, la garde rapprochée de Bryan Coquard s’est montrée parfaitement concernée par l’événement, soudée autour de son atout numéro 1. Derrière l’échappée de huit coureurs formée dès le début de course, le local Kris Boeckmans, soutenu par sa famille et désireux de bien figurer alors que ses trois années sous le maillot Glaz s’achèvent, prenait la tête du peloton pour maintenir les fuyards à portée de fusil. Pendant une cinquantaine de kilomètres, c’est lui qui effectuait la majeure partie du travail puis s’écartait une fois le scenario ficelé.
 
Comme chaque année ou presque sur les bords du canal de L’Escaut, le peloton se préparait à un sprint massif dans les rues de Schoten. A l’amorce du dernier tour, à 15 km de l’arrivée, Julien Morice et Jérémy Lecroq prenaient les commandes avec Bryan dans leur roue. Idéalement protégé, le Coq voyait ensuite arriver à ses côtés Frederik Backaert et Jens Debusschere, jusqu’à la flamme rouge. C’était alors au leader de jouer des coudes pour rester placé dans l’emballage final. 4e d’un sprint houleux marqué par une chute à l’approche de la ligne, Coquard était reclassé 3e après délibération du jury des commissaires. «L’équipe a effectué un formidable boulot tout au long de la journée, soulignait celui qui a réalisé sept Top 10 sur le dernier Tour de France. Nous nous sommes un peu perdus à un kilomètre de l’arrivée mais les jambes étaient bonnes et tout le monde était très motivé. La chute intervenue dans le sprint m’a un peu perturbé et j’ai fait attention à rester sur mon vélo mais le résultat reste bon. J’ai repris la compétition voilà une semaine, à la Flèche Brabançonne où la remise en route fut un peu poussive, puis je me suis senti bien mieux dimanche, sur Paris-Tours où j’ai crevé dans le final. Il nous reste le Tour des Flandres à courir ce week-end et tout le club reste mobilisé pour bien figurer sur ce Monument. La course d’aujourd’hui doit nous rassurer.»
 

 

 

Directeur sportif du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM, Gilles Pauchard pouvait se montrer satisfait de la prestation de ses troupes. «Les consignes étaient claires : rester groupés, soudés autour de Bryan puis se découvrir dans le dernier tour. Nous avions étudié le tracé et savions précisément où il serait difficile de se replacer et sur quelles portions nous pourrions remonter Bryan, si besoin. Le club s’était présenté au départ avec deux leaders, Bryan et Jens, très motivés. Quand les chefs de file ont une telle envie de bien faire, tout le monde suit et tâche de se hisser à leur niveau d’exigence. Il fallait en profiter aujourd’hui car dimanche, le Tour des Flandres offrira des monts pavés où Debusschere et De Backer tâcheront de résister le plus longtemps possible. Bryan est en forme et il faut espérer qu’il soit dans un grand jour pour accompagner les spécialistes de ces courses si particulières.»

 

Derrière la ligne d’arrivée, Kris Boeckmans pouvait enlacer les siens et soulever son petit Alec, pas encore 2 ans mais premier supporter de son papa ce mercredi à Schoten. Un peu plus loin, Adrien Garel avait les yeux humides et le cœur lourd. Lui aussi voit sa carrière sous le maillot Glaz s’achever. «Je ne pensais pas que ce serait aussi dur à vivre, tentait d’expliquer l’ancien pensionnaire du VCP Loudéac. Ces trois années chez les professionnels furent une formidable aventure même si j’aurais espéré la poursuivre encore un peu. Aujourd’hui fut une journée spéciale. J’étais motivé car je savais que c’était ma dernière course professionnelle. J’aurais aimé me glisser dans l’échappée mais cela roulait très vite. Ensuite, j’ai tâché de profiter au maximum des derniers kilomètres dans cet environnement exceptionnel. J’aurai passé trois belles années aux côtés de coéquipiers aux grands cœurs et avec qui j’ai partagé de super moments. Je suis déçu d’arrêter mais je garderai beaucoup de positif de ce voyage avec les Glaz.»

 

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