Des Glaz offensifs sur le Dauphiné

 

Des Glaz offensifs sur le Dauphiné

 

L’édition 2020 du Dauphiné propose un format réduit et condensé sur cinq étapes, faisant la part belle aux grimpeurs. Le premier acte, le plus long de la semaine - 218 kilomètres - rallie Clermont-Ferrand à Saint-Christo en Jarez avec sept ascensions répertoriées.

 

Cinq hommes sortent rapidement pour composer l’échappée du jour. L’avance atteint six minutes sur le peloton emmené successivement par Deceuninck-Quick Step, Ineos et Jumbo-Visma. Parmi les fuyards, le Néerlandais Tom-Jelte Slagter représente le B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM mais la chance fuit le groupe puisque Niccolo Bonifazio, touché au dos, puis Quinten Hermans et Brent van Moer, tombés, sont contraints à l’abandon. Seul avec Michael Schär, Tom-Jelte Slagter décide de se relever à 50 kilomètres de la ligne d’arrivée, voyant le peloton jouer allègrement avec le duo de tête.

 

Au premier passage sur la ligne d’arrivée à Saint-Christo en Jarez, au sommet de la Montée Andreï Kivilev, une lueur Glaz transperce le peloton ! De nouveau l’un des hommes de Jérôme Pineau se porte à l’avant. Le puncheur Quentin Pacher vient rompre le rythme soutenu des équipes de favoris à la victoire d’étape pour rejoindre Michael Schär, toujours seul à l’avant. 

Auteur d’un superbe effort pour se porter en tête de la course, Quentin Pacher n’en oublie pas de se ravitailler. Lucide, motivé, engagé… Mais sur une route un poil humide, Quentin perd le contrôle de sa roue avant et glisse sur la bande blanche située au centre de la chaussée. À haute vitesse, le Toulousain est sonné, râpé sur le côté droit et met plusieurs minutes à reprendre ses esprits. Touché mais pas abattu, Quentin remonte sur son vélo. Il terminera 144e à 17 minutes. Il sera examiné par le docteur de l’équipe, ce mercredi soir à l’hôtel des Men in Glaz.

 

 

 

Dans les 20 derniers kilomètres, le peloton mène grand train dans le sillage des Jaune et Noir de Jumbo-Visma. Wout van Aert remporte l’étape au terme d’un sprint en côte devant Daryl Impey et Egan Bernal. Pierre Rolland (29e) et Sebastian Schönberger (51e) terminent cette première étape au coeur d'un peloton réduit. Jeudi, le Dauphiné repartira de Vienne pour «seulement» 135 kilomètres en direction du Col de Porte, classé hors catégorie. Première explication au sommet ou les favoris laisseront-ils le champ libre aux baroudeurs audacieux ?

 

Quentin Pacher : «Ça va, j'ai juste un peu de vernis parti. L'essentiel, j'ai rien de cassé. Je descendais vite mais je n'avais pas l'impression d'être à la limite et pourtant si. J'ai perdu la roue avant et il s'est passé ce qu'il s'est passé. On ne peut plus rien faire dans ces moments-là. J'avais pas spécialement décidé d'attaquer mais la course avait été rendue difficile. On avait eu un aperçu par vidéo du circuit final, sinueux et délicat. Je me suis dit pourquoi ne pas anticiper les choses ? J'avais de bonnes jambes. Quand j'ai vu Cavagna et Kragh Andersen y aller, je me suis dit que c'était le moment de sortir. J'ai fait un gros effort pour rentrer sur eux. En les reprenant, j'ai voulu directement prendre la tête pour les relayer mais en haut de la bosse j'étais seul. Je me suis posé la question de les attendre mais je me suis dit qu'il fallait déjà reprendre Schär et que je ferai le point ensuite. Bah du coup je suis rentré sur Schär et ensuite j'ai chuté... Les sensations sont bonnes et on verra ce que l'on peut en faire sur les prochains jours. La condition physique va crescendo depuis ma reprise des courses.»

 

Tom-Jelte Slagter : «Nous étions trois coureurs ciblés pour prendre l'échappée du jour. Finalement c'était moi. Nous étions un petit groupe de cinq au début. On a rapidement perdu Bonifazio dans une bosse. On roulait bien jusqu'à la chute des deux coureurs belges, à la sortie d'un virage. Il ne restait plus que Schär et moi. Il restait plus de 100 kilomètres à deux. À 70 kilomètres de l'arrivée, j'ai discuté avec Schär en lui demandant quelles étaient ses intentions face à un peloton très bien organisé. Il m'a dit qu'on pouvait continuer ensemble comme ça tous les deux. On avait déjà fait quelques échappées ensemble par le passé donc on se connaissait plutôt bien. Le Dauphiné a l'un des plateaux les plus relevés de la saison. Tout le monde est en forme, ça roule très vite. Je me sens de mieux en mieux depuis la reprise et prendre l'échappée est un signe encourageant. Il me reste des étapes à franchir en vue d'atteindre ma meilleure condition.»

 

Photo 1 - Franz-Renan Joly / B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM

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