Bryan Coquard vice-champion de France à Grand-Champ

 

Bryan Coquard vice-champion de France à Grand-Champ

 

À Grand-Champ, au coeur du Golfe du Morbihan Vannes Agglomération, Bryan Coquard a décroché la médaille d'argent du Championnat de France professionnel au terme d'un final complètement fou. Durant 238 kilomètres, les Men in Glaz du B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM ont animé l'épreuve tout en protégeant leur leader en vue de l'arrivée. 

 

Dès le départ, un groupe de neuf coureurs se porte à l'avant de la course. Jérémy Lecroq et Arnaud Courteille, qui disputait son dernier championnat de France en tant que coureur professionnel, sont présents aux côtés notamment de Romain Bardet, Pierre Latour, Pierre-Luc Périchon, David Gaudu ou Romain Hardy. L'écart reste mesuré par l'équipe Groupama-FDJ qui s'est positionné en tête de peloton : 3min30 au maximum. 

 

Puis la course s'emballe à moins de 100 kilomètres du but. Pierre Latour et Valentin Ferron se font la malle, laissant leurs sept anciens compagnons d'échappée se faire reprendre par le peloton. Les attaques se font alors nombreuses. On y retrouve Maxime Cam, à l'affût et très en forme. Mais une nouvelle fois, le peloton revient et à 50 kilomètres de l'arrivée, tout est à refaire.

 

 

C'est alors qu'un autre Man in Glaz se glisse à l'avant dans un groupe de dix coureurs qui seront bientôt seize : Pierre Rolland. Vainqueur du Tour Savoie - Mont Blanc, présent au contact des meilleurs sur le Dauphiné, le double vainqueur d'étape sur le Tour de France monte en puissance et joue parfaitement son rôle au sein du collectif Glaz. Avec la tête froide et le coeur chaud comme il aimait à le dire à Audrey Cordon-Ragot la veille du sacre de la Bretonne sur la course en ligne Dames. C'est au tour de l'Orléanais de jouer sa carte. La Groupama-FDJ continue de maitriser l'écart mais les kilomètres défilent. À l'amorce du dernier tour, l'échappée n'a que 30 secondes d'avance. Bryan Coquard se trouve dans la roue de Kévin Réza, au chaud.

 

Mais à dix kilomètres de la ligne d'arrivée, Groupama-FDJ accélère le rythme en tête de peloton et l'échappée rend les armes, Pierre Rolland avec. Il ne reste plus que sept kilomètres et deux faux-plats à franchir pour attribuer le maillot tricolore. C'est alors que Florian Sénéchal durcit le ton. Le coureur de Deceuninck-Quick Step prépare le terrain pour une attaque de son équipier Julian Alaphilippe. Cette accélération provoque des cassures. Ils ne sont plus que neuf, puis huit... et le petit gabarit de Bryan Coquard est bien là ! Attendue depuis longtemps, l'attaque de Julian Alaphilippe arrive à quatre kilomètres. Bryan Coquard se bat jusqu'à la bascule et retrouve Arnaud Démare. Les deux sprinteurs se relaient pour revenir sur Alaphilippe. Ils iront comme cela, ensemble, à trois. Seul le sprint pourra les départager. Jusqu'au bout, Bryan Coquard aura fait vibrer le peuple Glaz venu en nombre à domicile mais «Le Coq» termine deuxième, devancé sur la ligne par Arnaud Démare. À six jours du départ du Tour de France, cette médaille d'argent laisse présager de belles choses.

Bryan Coquard : «Je suis un gagneur et j'aurais préféré gagner donc je suis forcément un peu déçu. Cette deuxième place est toutefois presque inespérée. J'étais malade hier, je ne suis pas sorti de ma chambre. Je n'ai pas déjeuné ni dîné avec mes équipiers mais après une bonne nuit, j'ai senti que ça allait mieux ce matin. Je me suis présenté au départ comme le joker de l'équipe. J'avais prévu d'attendre, d'observer, de voir comment ça se déroulait.

 

Arnaud Démare était le favori logique après ce qu'il a démontré au Tour de Wallonie. Je me méfiais aussi de Julian Alaphilippe. Quand il a attaqué et que l'on s'est retrouvé à cinq secondes avec Arnaud, j'ai décidé de ne pas collaborer. S'il voulait gagner, il fallait aller le chercher. J'ai essayé de jouer un peu puis d'abattre mon va-tout au sprint mais je ne suis pas parvenu à le remonter.

Désormais, le principal objectif de l'année arrive avec le Tour de France. Arnaud était le plus fort aujourd'hui et il faut s'avouer vaincu lorsque c'est le cas. Mais il ne sera pas présent sur le Tour alors peut-être que j'aurai l'occasion d'y lever les bras !»

 

Jérôme Pineau : «Bryan a fait la course parfaite aujourd'hui. Nous sommes battus par une équipe plus forte, en plus grand nombre et avec un coureur qui était plus fort mais je suis très fier de mes garçons. Forcément, dans le final, on croit au titre. On savait que Julian allait lancer de loin mais Arnaud a une puissance supérieure sur une telle arrivée.

Bryan a perdu 8 kilos, il est tout sec. Le but c'est de passer les bosses sur le Tour de France. On m'a dit Coquard c'est léger. C'est pas léger Coquard. À la pédale, il est parmi les meilleurs français et il l'a encore montré. Si Julian Alaphilippe peut gagner une étape du Tour de France, alors Bryan aussi.

Ce soir, le maillot n'est pas pour nous donc forcément il y a de la déception mais il faut quand même trouver des motifs de satisfaction. On a répondu présent parce que l'on a deux éléments très forts dans cette équipe. On leur avait demandé d'être les clés de ce championnat. Quand tu donnes rendez-vous à un mec et qu'il est à l'heure c'est très agréable. Pierre Rolland et Bryan Coquard étaient là.

Bryan n'a pas de regret à avoir, c'est ce que je lui ai dit après la ligne. Il ne va pas dormir de la nuit ce soir, c'est sûr. Mais il ne peut pas faire mieux aujourd'hui. Il est devant, avec les costauds, au moment décisif. Que veux-tu faire d'autre ? C'est le sport, c'est ça qui est beau.»

 

Photos - Franz-Renan Joly / B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM

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