Bryan Coquard troisième à Lavaur au terme d’une étape dingue

 

Bryan Coquard troisième à Lavaur au terme d’une étape dingue

Le Tour de France peut offrir de longues étapes de transition sans échappée comme des journées folles disputées à toute allure. Aujourd’hui entre Millau et Lavaur, c’était bien l’une de celles-là. Après 168 kilomètres de course poursuite, Bryan Coquard a pris la troisième place de l’étape. Si près…

 

Le départ tout juste donné sous le Viaduc de Millau, certains coureurs tentent de sortir. Mais au pied de la première difficulté du jour, après seulement neuf kilomètres de course, l’équipe Bora-Hansgrohe se met en ordre de bataille pour faire exploser le peloton. Les principaux sprinteurs ne sont pas capables de suivre. Viviani, Nizzolo, Bennett, Bol sont distancés… Bryan Coquard, lui, tient son rang parmi les meilleurs ! Alors que le premier groupe de sprinteurs se rapproche à 20 mètres du peloton principal, la jonction ne s’opère jamais. Et le groupe maillot vert, où l’on retrouve Cyril Barthe et Maxime Chevalier pour les Men in Glaz, ne reviendra pas, rapidement relégué à plus de trois minutes. Quel scénario dingue.

 

Bryan Coquard enflamme les Men in Glaz !

 

Entouré par Pierre Rolland, Quentin Pacher et Cyril Gautier, Bryan Coquard voit une véritable opportunité se présenter devant lui pour décrocher son premier succès d’étape sur les routes du Tour de France. L’équipe B&B HOTELS - VITAL CONCEPT p/b KTM vient prêter main forte aux équipiers de Peter Sagan en tête de peloton pour assurer le tempo. Un nouveau coup de force est réalisé à la sortie de Castres, avec 30 kilomètres à parcourir vers Lavaur.

 

Si Pierre Rolland est piégé dans un groupe de poursuivants avec Tadej Pogacar et Richie Porte, Cyril Gautier se trouve à l’avant aux côtés de Bryan Coquard. La ligne se rapproche, la tension monte. Le Coq est bien placé mais à 600 mètres de la ligne, il déraille. En une fraction de seconde, tout se rétablit et Bryan lance son sprint à 550 mètres de la ligne pour se replacer avant de filer vers la ligne avec un seul objectif en tête : la gagne. Mais sur sa droite, Wout van Aert et Edvald Boasson Hagen ne peuvent plus être rattrapés. Troisième sur la ligne. Quatrième Top 10 depuis Nice et une vraie performance collective des Men in Glaz sur la plus grande course cycliste au monde. Et il reste 14 étapes pour briller et nous faire vibrer !

 

Demain, le Tour de France prend la direction des Pyrénées. 141 kilomètres entre Cazères-sur-Garonne et Loudenvielle avec le Col de Menté, le Port de Balès et le Col de Peyresourde. Quel programme alléchant.

 

 

L'instant Glaz

Bryan Coquard : «J'ai déraillé à 600 mètres de la ligne et je me suis retrouvé à pédaler dans la semoule. J'ai regardé vite fait mon pédalier et je n'avais plus ma chaine sur le plateau. C'est remonté rapidement mais ça m'a donné un gros coup d'adrénaline. Après ce coup de sang, je suis revenu me mettre dans la roue de Julian Alaphilippe. J'ai sprinté jusqu'à la ligne mais ça m'a fait un bon 550 mètres de sprint !

 

La condition est bonne et l'équipe est solide. Nous avons collaboré avec Bora-Hansgrohe et ça m'a mis en confiance. Ça prouve que l'on a des choses à jouer sur le Tour de France. L'étape est partie vite. Je vous avoue que l'on n'a pas trop regardé le paysage au départ. Ça a roulé groupé mais vite, sans attaquer, dès la bosse qui se trouvait après le Viaduc de Millau.

 

J'étais attentif dès le pied de la bosse. Quand j'ai vu Bora-Hansgrohe mettre en route, je me suis dit que c'était parti pour la journée. On a attendu un peu avant d'aller les aider mais on a été les seuls à venir rouler en tête avec eux car c'était une très belle opporunité aujourd'hui.»

Jérôme Pineau : «On est forcément déçu de passer si près de la victoire mais on est à la fois content et fier car c'est le premier podium du club sur le Tour de France. Bryan a fait un beau sprint compte tenu de son problème technique après la flamme rouge. On a vibré, on y a cru. On remettra ça. Le Tour est encore long jusqu'à Paris !»
Cyril Gautier : «On savait que la journée serait nerveuse et rapide mais pas à ce point. Nous étions placés dès la première bosse. J'ai protégé Bryan dès le départ de Millau et j'ai gardé ce rôle tout au long de la journée. J'ai essayé d'être avec lui au plus près. Il m'a donné pas mal de tuyaux car ce n'est pas évident de fonctionner avec lui dans un tel scénario de course. On n'en a pas forcément l'habitude.

La journée s'est bien passée mais elle aurait pu être meilleure sans ce saut de chaîne qui prive Bryan de quelque chose de beau. On a été présent collectivement sur cette étape dès le KM 0 et c'était très important pour espérer quelque chose.»
Jimmy Engoulvent : «Il y avait trois phases aujourd'hui : le départ, puis entre 80 et 110, et le vent de côté dans les 30 derniers kilomètres. On avait pour objectif de suivre les coups mais finalement ça s'est durci très rapidement. On a serré les dents, les garçons se sont bien accrochés. Le placement était très important. Ça roulait extrêmement vite. On avait quatre coureurs sur les 90 du peloton principal.

Après 35 kilomètres, on a compris que le scénario était figé. On a décidé de venir aider Bora-Hansgrohe avec Quentin Pacher jusqu'à Castres, où ça a remis en route. Pierre Rolland se retrouve dans le deuxième groupe avec Pogacar. Bryan et Cyril sont devant. Le sprint ne s'est pas très bien goupillé. Il y a une vague et Bryan semble prendre un trou qui le fait dérailler. Ça lui fait perdre le contact avec les premières positions. Il est dans le vent constamment. Quand ça se lance, il va presque aussi vite que les autres...

On est un peu frustré, déçu à chaud car Bryan semble avoir les jambes pour gagner. On a fait tout ce qu'il fallait aujourd'hui. Nous ne sommes pas abattus. Il reste des occasions et l'équipe est motivée pour aller chercher cette victoire que ce soit en montagne où Pierre marche bien ou dans les sprints avec Bryan.»

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